Sunday, 26 January 2020

Pays de Zabulon et Pays de Nephtali, prenez votre Tambour et venez à ma suite by Alisonomi

Chez nous les Igbo du Nigeria, la musique et la dance  font parties des rituels sacrés et sociaux. Il y a une forme de dance et musique pour chaque événement de la vie. Nous avons les danses pour la naissance, pour le rite de passage, pour le mariage, pour tous moments de festival, pour les enterrements, etc. Et parmi les chants exécutés à la naissance d’un bébé, il y a un qui me fascine beaucoup. 

C’est un chant qui fait appel a tous ceux qui attendent le pleur d’un nouveau-né d’aller vite à la rencontre du bébé et de sa mère. Dans ce chant, on demande aussi à la famille d’ouvrir la porte à tous ceux et celle qui passeront pour visiter le nouveau-né, car chaque bébé est un enfant de tout le village. 

Le plus étonnant, c’est que mon peuple accompagne un mort à la cimetière avec une musique particulière. Et on finit même par danser sur la tombe d’une personne qu’on vient juste d’enterrer car même six pied sur terre, un Igbo est toujours connecté avec sa communauté et devrait danser avec son peuple. 

Vous pouvez donc imaginez ma joie à chaque fois que j’entre dans l’Église d’Ekuanitshit. Dans cette belle Église, un tambour est accrocher sur l’ambon. C’est un très bon symbol sachant le role de tambour dans la spiritualité innue. Et même si on peine malheureusement encore à intégrer le tambour dans nos liturgies, je commence à penser que c’est probablement le moment de s’interroger véritablement sur la manière dont le Seigneur peut nous parler à travers nos cultures. 

Et aujourd’hui, que nous célébrons le dimanche de la parole de Dieu, il est impératif de se demander comment le Seigneur a toujours parlé au peuple de la première nation ? 

Et dans la première lecture et l’Évangile, d’aujourd’hui j’attend la voix du prophet Isaie et du Christ résonnait au son de tambour : 

« Peuple de la premiere nations !

Le peuple qu’on a cru habiter dans les ténèbres

a toujours une grande lumière.

Ceux qui habitaient à la nuitshimit (l’intérieur de la terre)

et à l’ombre du Nord, une lumière a toujours guidé.

À vous est prodigué la joie,

Car le Seigneur a fait grandir votre allégresse.

Ils se réjouissent devant vous,

comme on se réjouit d’une bonne pêche,

comme on exulte au retour de la chasse.

Car le joug qui pesait sur vous,

la barre qui meurtrissait votre épaule,

Les tactiques de vos détracteurs,

Vous les avez déjoué comme à la bataille de Châteauguay.»

Prenez donc votre tambour et allons à la suite du Christ pour annoncer que son amour n’a ni couleur, ni race, car nous sommes tous Innuat (humains). 

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