Tuesday, 5 November 2019

La Naissance De L’Église — Alisonomi

La folie de la foi chrétienne c’est de croire en un Dieu fait homme. La foi, cette confiance absolue à un monsieur qui, sur le point de vue humain, a échoué dans sa mission, est étonnamment la force et l’essence même du christianisme. Un monsieur en qui le peuple d’Israël — hommes et femmes de tout âge — a mis sa confiance pour les sauver des oppresseurs romains, mais qui s’est fait plutôt crucifier sans protester. 

Ce monsieur qui se présentait comme le fils de Dieu, avait, curieusement, moins de respect pour ce que la plupart de gens voyaient comme la volonté de ce même Dieu. Et le plus grand scandale de son existence a été de mourir entre deux bandits. Il était donc du point de vue humain, le modèle d’un échec. Pourtant, c’était cette fragilité et vulnérabilité (de Dieu), inconnue jusqu’à là, qui le distinguait de toute compréhension que l’humanité a toujours eue de Dieu. Car, il n’y a jamais eu et il n’y en aurait jamais un Dieu qui a pris notre humanité afin de la rendre divine.

Et contrairement au projet national du peuple d’Israël, il voyait plutôt un projet visant l’humanité tout entière. Un projet avec un objectif clair : rapprocher l’humain de Dieu en abattant le mur que la religion a érigé entre les juifs et les gentils et réconcilier la création à son créateur. Et, sans mettre terme à l’élection d’Israël, il ouvrît le royaume à tous en faisant d’Abraham le père de tous les croyants. 

Naissant dans une famille pauvre, d’un père simple et d’une mère ordinaire, il grandit dans la sagesse et l’amour de ses frères et sœurs humains. Dès son jeune âge, il démontra sa volonté de rester fidèle à sa mission et à l’amour inconditionnel de son Père. Réunissant quelques hommes de bonne volonté, il leur a appris à témoigner par leur amour. Les envoyant dans le monde entier, il leur donne une simple mission : Ceux qui croient qu’ils les baptisent et ceux qu’ils baptisent qu’ils les envoient proclamer l’amour de Dieu et de leurs frères. 

Parmi ceux qu’il a choisis étaient des bons, des innocents, des zélotes, et même un traître. Aussi, parmi ses amis, ses invités, et ses hôtes étaient les collecteurs d’impôts, les pêcheurs et des pécheresses, les ivrognes, etc. Et dans son projet comme dans ses enseignements, il ne faisait pas de différence entre des hommes, des femmes, et même des nations, car il croyait profondément à l’amour universel de Dieu. 

Plus tard, il sera renié trois fois par son bras droit, vendu par son ami, et abandonné par ses propres disciples avant d’être livré par sa nation pour être crucifié par les Romains. Avant de mourir sur la croix, il pardonna à tous ceux qui l’ont trahi et abandonné. Et, le troisième jour, il ressuscita et réunis encore ses frères et sœurs dispersés.

Pendant 40 jours, il les réconforta, leur montrant que la mort n’a pas le dernier mot. Et plusieurs fois, il fit le chemin avec ceux qui se décourageaient et en visita plusieurs dans leur milieu de vie. Montant aux cieux, il leur a promis le Paraclet. Le cinquantième jour après sa résurrection, il a tenu sa parole en envoyant l’Esprit-Saint à ses frères et sœurs réunis dans la prière. Et ainsi se fit la naissance de l’Église, cette communauté de foi.

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