Monday, 15 April 2019

Schefferville, une ville aux antipodes existentiels

Schefferville au printemps Il existe une magnifique ville au Nord du Québec appelée Schefferville
Où l’hiver comme l’oiseau de mauvais augure réclame toujours la tempête 
Et le printemps, comme les épinettes noires, vénère la déesse de neige 
Et quand vient l’été, ce qui est rare, c’est malheureusement la mouche 
Et l’automne, ce moment souvent attendu de tous, ici, n’existe point 
Car Schefferville, le village au cœur de la forêt boréale incarne le Nord 

Et dans cette sacrée partie du Nord, il n’existe que deux temps
Le temps de la neige quand il fait « frête » et le moment sans neige
Et tous les autres saisons et temps que vous pensez connaître  
Ici, à Schefferville, ne sont malheureusement que des formalités 
Parce même le soleil, dite boule de feu, ici comme la lune a froid 
Et le vent qui, côtoie toujours ici les mines, ont poussé des dents en fer 

Car comme les fameux Yin et Yang, dans ce village du Nord 
La loi naturelle et celle de la société existent en deux modèles
Et d’une manière surprenante sont comme la médaille à deux faces
Naviguant librement de façon des fois contradictoires entre deux phases 
Et imposant aux humains leurs principes aussi loin que le ciel de la terre 
Car elles respectent avec fierté leurs différences comme le jour et la nuit

Deux Moyens de déplacement idéal de Schefferville C’est peut-être pour cela que Schefferville comme d’autres villes du Nord 
Ne respectent en réalité que deux saisons : celle hivernale et l’autre sans neige 
Et ses gens, n’admirent comme moyens de déplacement que le pickup et le ski doo 
Vue que la ville et sa toundra ne sont presque habillés, tout le temps de l’année 
Qu’en magnifique manteau de neige ou en épouvantable voile de poussière rouge
Ce qui rend contradictoirement remarquable ce village aux antipodes du Québec

Sa démographie presque unique en son genre est faite des jeunes et des aînés 
Une ville construite autours de la mine par des blancs et des premieres nations 
Mais aujourd’hui, aussi bien habitée par quelques noirs et d’autres gens de couleurs 
Sauf qu’à cause du coût de la vie à Schefferville, sa philosophie est survivre ou mourir 
Et la position du gouvernement face à la population n’est autre que « crevez ou exilez-vous » 
Mais elle continue à attirer des visiteurs, certains, très admiratifs et d’autres simplement curieux  



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