Friday, 21 September 2018

The Kola Nuts Among The Igbo - Alisonomi

The breaking of Kola nuts 
Among the Igbo is a ritual
And some of its principles crucial 

It doesn’t speak foreign languages
Says of the Kola nut among the Igbo
And so should always be blessed in Igbo

In every gathering of this nation
There should absolutely be a Kola nut
No matter what or who comes fort

It is really, they say
That who brings Kola nut, brings life
Even though they often cut it with knife. 

Kola nut is even offered to a stranger
And its need, absolutely stronger 
When a friend calls in the house

Any failure to offer a Kola nut to a guest 
Is for this tribe indeed a serious insult
But that's when the guest is an adult 

Because of its position in the society 
the Kola nut is treated with piety  
And shared according to ages

Tuesday, 18 September 2018

Priests Are Also Human - Alisonomi


Priesthood is a vocation
And not in anyway a career
Some admire it but do not have the call
Others become it, though, so it oughtn’t have been
But always bear in mind that priests are all human.

Sometimes, priests are thought to be extraordinary
But as human beings, they are nothing but ordinary.
For food and all bodily desires, priests as well hunger
And can likewise be dominated when these needs call
Just because priests are also, like everybody, human.

What could distinguish some though
Is their consciousness of the human weaknesses
And the wise among them turn to God in prayers
Looking for him in places of quietness and solitude
Knowing well that as priests they are as well human

Friday, 31 August 2018

Je suis missionnaire pour l’amour du Christ et de son Église par Alisonomi

À onze ans, j’ai appris quelque chose qui a transformé ma vie pour toujours. Je viens du sud-est du Nigeria, un peuple évangélisé par les Spiritains irlandais. Lors d’un cours de religion, notre enseignante nous a expliqué d’où venaient les missionnaires qui nous ont apporté la Bonne Nouvelle. Je me souviens encore qu’elle nous disait que c’étaient « ndi ocha » — des blancs — en Igbo, venus de « obodo oyibo » — la terre des blancs — et qui ont passé des mois sur la mer avant d’arriver dans notre partie du monde et qui nous ont apporté le message de Jésus Christ. Évidemment, dans mon imagination d’enfance, dans un village où il n’existait ni lac ni rivière et où les blancs n’étaient pas connus, l’effet de ce récit était d’un autre niveau.
Tout petit et maigrichon que j’étais, je rêvais de partir loin de ma patrie pour apporter aux autres le message de cet homme assez fou pour donner sa vie pour l’humanité tout entière. Et pendant les années qui ont suivi, j’ai été toujours habité par ce désir que je n’arrivais pas encore à bien nommer. Mais avec le temps, j’ai appris que l’histoire de l’évangélisation n’était pas toujours rose, à cause des drames de la colonisation et de l’esclavage. Les échanges avec mes parents m’ont aussi révélé d’autres informations comme le prix que beaucoup ont dû payer pour avoir été choisis pour aller à l’école. Ils m’ont raconté l’agonie de certains parents qui ont osé refuser d’envoyer leurs enfants à l’école : un récit sur des champs saccagés et des animaux domestiques confisqués afin de signaler aux parents la nécessité de suivre l’instruction des blancs qui étaient soit des missionnaires soit leurs représentants.
Je ne parle même pas de la diabolisation systématique de la culture de mon peuple, car, chaque année qui passait me faisait découvrir avec dédain que c’était ces mêmes blancs qui achetaient mes frères noirs. J’ai même aussi appris que c’était la civilisation occidentale qui traitait la spiritualité de mon peuple de païen ou d’animisme quand elle voulait nous amadouer.

Wednesday, 22 August 2018

Je suis Africain, noir et prêtre missionnaire

Une des questions que les gens me posent par rapport à ma présence dans un milieu autochtone c’est : « À quoi est-ce que tu t’attendais en venant chez les peuples autochtones ? » Évidemment, certains attendent que je dise que je pensais trouver des personnes avec des plumes sur la tête ou des lances en poursuite des bisons et des caribous. Ma première réaction est de rire parce que je sais bien ce que les gens pensent de mon Afrique. En réalité, j’en sais souvent plus que nécessaire pour avoir fréquenté beaucoup de milieux de vie et lu avec intérêt sur les questions de stéréotype et le danger du récit singulier.
Je réponds souvent, et en toute honnêteté que je ne m’attendais à rien. Je m’explique ! J’ai, bien sûr, entendu beaucoup de mythes sur les premiers peuples des Amériques et de l’Australie. J’ai, aussi, comme tout le monde, vu le film Les Cowboys et les Indiens et entendu beaucoup de récits sur Pocahontas. Mais, pour avoir appris toutes les fausses informations que les générations circulent sur l’Afrique, pour avoir su comment les gens prennent « les dieux sont tombés sur la tête » comme un prototype de la vie en Afrique, j’ai refusé de croire à ces mensonges sur les peuples autochtones.

Tuesday, 14 August 2018

Des femmes autochtones tracent des chemins de réconciliation

Ekuanitshit, 14 août 2018 – Sur la Côte-Nord, du 8 au 11 août, onze femmes ont vécu le premier atelier Retour à l’esprit en français pour autochtones, accompagnées d’une équipe d’animation de trois personnes. Cet atelier marque une étape dans la longue marche vers des relations assainies, basées sur la vérité, la liberté, la justice et l’estime mutuelle. Il a été voulu et appuyé par la communauté Innue d’Ekuanitshit (Mingan), et s’est tenu à la maison des hommes.  Il a été préparé de longue main par des contacts suivis entre l’organisme Returning to spiritun comité porteur au Québec et un comité local dont fait partie Marie-Aimée Mestokosho, Père Ali C. Nnaemeka, d’EkuanitshitMinganDes entités de l’Église catholique et des personnes de Premières Nations y ont consacré temps, argent et énergie.

Marie Aimée Mestokosho étant la coordonnatrice localeelle avait fait la demande pour que les ateliers se fassent à Ekuanitshit, avec l’aide de Rose-Anne Gosselin, du comité porteur au Québec. Madame Mestokosho a participé et elle a finalement pu savoir ce qu’est Retour à l’esprit. Après avoir assisté et vécu cette expérience, et elle en sort grandieet elle a déjà hâte à la prochaine étape vers la réconciliation. 

Solange Basile, à la question de que dirais-tu à quelqu’un qui n’est pas sûr que cet atelier est pour lui ou pour elle, écrit : «Un des meilleurs resourcements que j’ai fait…même je pourrais dire le meilleur, avec une approche que je n’ai jamais vue. Ça cherche toute mon histoire, mes blessures, mes incomplétudes pour les guérir (en parler) et à lâcher-prise (pardon)»

Une des plus jeunes participantes, Audrey-Lise, écrit : «Vas-y, tu découvriras pleins de surprise qui va t’aider à avancer dans la vie et ce sainement! Je vous encourage à y aller, vous allez en ressortir gagnant!»