Sunday, 2 December 2018

The Place of Myths in our everyday Religious Expressions

Recently, a friend made a Facebook post that links our – African in general and Nigerian in particular – crave for extravagant religious manifestations to our world-view. And though I have always believed that every religious view is informed by the sociocultural background of the people, I have never had much reason to see them in the day-to-day practice of religion. But since that post, I have not stopped seeing that relationship in most of our daily religious activities.
Let me state, ab initio, that though what I am going to state here might be a personal opinion, it is far from being either biased or emotional. It will be to some extent scientifically – and here I mean experientially and not experimentally – verifiable. And also, that I am also a product of what I am questioning here. I am going to concentrate my discussion on only one aspect today.
Have you wondered why the Catholic Charismatic Renewal members in Nigeria, for example – and I have been in the movement since I was 15 years old – and most of these Pentecostals use the expressions like ‘Holy-Ghost Thunder’, ‘Holy-Ghost Fire’, Holy-Ghost Chain, etc., during prayer? Has it always been in our prayer jargon? Do we have such practices among other societies as it can be observed among (African) tribes? Has it ever crossed your mind to ask what makes believers find joy in the invocation of thunder and lightning?

Monday, 26 November 2018

Give us Barabbas - The Trouble Maker (John 18:33-40) - Alisonomi

Are you the King of the Jews? 
Asked the exasperated Pilate to Jesus
For in his appearance was nothing of royalty 
And so deserved no time of the romain officer

Is that your own idea or that of my compatriots
Asked the intrepid and undaunted Jesus to Pilate
Of coursed I’m not blind to take you for any king
Remarked unflinchingly the roman representative  
    
But what crime did you commit, you poor fellow
Why are your brothers and sisters forcing you on me
Why against you teamed up even the religious leaders 
What type of King do they say you really are 

Of course replied Jesus, my Kingdom is of another type
And it is, actually, neither in this world nor of this world 
For if not so, my subjects would have surely intervened  
But my kingdom is not from here but from another place

So you are a King then, exclaimed Pilate
You said that I am a king, replicated Jesus
But for me, I was born to testify to the truth
And everyone on the side of the truth listens 

Monday, 5 November 2018

Mon père Mathieu : Le cri du cœur d'une fille qui aurais voulu connaitre mieux le rêve de son père - Amélie André

"Je voudrais que la mort de mon père serve d’exemple pour tous, je voudrais pouvoir éradiquer l’alcool, la drogue, surtout le speed. Faites de la prévention autour de vous, parlez-en à vos proches, vos enfants, à toutes les personnes que vous aimez, dites-leur que vous les aimez. Montrez-leur que vous tenez à eux. S’ils sont déjà pris dans ce fléau, leur dire d’arrêter n’est pas la solution, car ils n’entendent pas ce qu’on leur dit. Il suffirait seulement de les appeler, de prendre de leurs nouvelles, de leur dire : je t’aime."
Je m’appelle Amélie André et je suis là fille de feu Mathieu André. D’habitude, c’est mon père qui venait me chercher à l’aéroport. Aujourd’hui, c’est moi qui suis venue le ramener à son dernier repos. Je ne peux imaginer qu’il soit parti, je n’arrive pas à me faire l’idée que je ne le verrais plus. Quand j’étais petite, il s’occupait de moi quand je venais à Schefferville, il prenait soin de moi. Il m’amenait partout. Il me disait même avec qui jouer ou ne pas jouer. Il était drôle mon père de choisir mes amis. C’est signe qu’il m’aimait et prenait soin de moi. Je l’aimais aussi mon père. Je me souviendrai toujours des moments heureux passés avec lui. Je sais que mon père était un grand fan de hockey, il écoutait les matchs à la télévision. Il jouait aussi quand il était jeune à ce qu’on m’a dit. C’était un sportif mon père. Mon père était aussi un grand joueur d’échecs. Il jouait avec Reginald, mon oncle Jean-Guy, avec Ronny. Il devait jouer avec d’autres personnes aussi, mais ce sont les seuls dont je me souviens, ils étaient dans leur bulle quand ils jouaient et personne ne pouvait les déranger. C’était sérieux les échecs. Mon père aimait sa famille, il aimait par-dessus tous les rassemblements familiaux, ils chérissaient les enfants. Il était content de voir les enfants de ses sœurs, de son frère, ils jouaient avec eux. On m’a dit que mon père était doué d’une intelligence, qu’il était fort en mathématiques, qu’il aimait l’informatique. J’aurais voulu le connaître à cette époque. J’aurais voulu lui dire : papa, tu as du potentiel, je t’encourage à poursuivre tes rêves, à faire ce que tu désires le plus. Je ne connaissais pas les rêves de mon père. Je suis certaine qu’il devait en avoir, mais il ne les exprimait pas. Il ne parlait pas beaucoup mon père, ce qui faisait de lui un sage. Il ne jugeait pas les personnes. Je sais que mon père avait un grave problème qui n’était pas sain. Je sais qu’à plusieurs reprises, il a essayé de s’en sortir. La vie n’a pas été facile pour lui et ce n’était pas facile pour moi aussi de le voir souffrant. Oui, mon père portait une grande souffrance en lui, il ne prenait pas soin de sa santé et cela ne l’a pas aidé du tout. Je voudrais que la mort de mon père serve d’exemple pour tous, je voudrais pouvoir éradiquer l’alcool, la drogue, surtout le speed. Faites de la prévention autour de vous, parlez-en à vos proches, vos enfants, à toutes les personnes que vous aimez, dites-leur que vous les aimez. Montrez-leur que vous tenez à eux. S’ils sont déjà pris dans ce fléau, leur dire d’arrêter n’est pas la solution, car ils n’entendent pas ce qu’on leur dit. Il suffirait seulement de les appeler, de prendre de leurs nouvelles, de leur dire : je t’aime. C’est comme ça qu’ils prendront conscience que des personnes tiennent à eux. Appelez-les tous les jours s’il le faut. Ils ont besoin de beaucoup d’amour. Il est maintenant là-haut ses parents Alexandre André, Daisy Nabinacaboo, son frère Frédéric, mon frère Olivier. Il ne souffre plus, il est bien dans l’endroit où il se trouve.Papa, je te demande de veiller sur moi, envoie-moi de la lumière, protège-nous, moi et ma mère.
Je t’aime papa.

Friday, 2 November 2018

Les Missionnaires Noirs du XIXème siècle : Miss Maria Fearing (1838-1937) - Alisonomi

Maria Fearing naquit en esclavage dans une plantation de Gainesville, Alabama, en 1838. Ses parents Jesse et Mary Fearing étaient tous deux esclaves de M. Overton Winston de Gainesville. À son adolescence, Maria a été choisie pour servir sa maîtresse, Mme Amanda Overton. Pendant qu’elle travaillait chez Mme Overton, elle l’écoutait souvent lire la Bible et racontait l’histoire biblique à ses enfants. Et ayant une bonne mémoire, elle apprit beaucoup sur les personnages bibliques et sur la vie de Jésus. À la fin de la guerre civile, elle retrouva sa liberté à l’âge de 27 ans et ensuite trouva un emploi dans le voisinage où elle travailla pour six ans.En écoutant un prédicateur parler de Talladega College, elle décida de s’instruire. À 33 ans, elle débuta ses parcours scolaires et termina à neuvième année. Ensuite, elle acheta une maison et enseigna dans une école rurale à Anniston où elle fit une carrière prodigieuse. Elle retourna ensuite à son Alma mater, College de Talladega, comme matrone de l’internat. C’est ici que sa vocation se manifestera.À l’âge de 56 ans, Maria décida d’aller en mission suite à une autre prédication faite par un missionnaire presbytérien, Henry Sheppard, qui travaillait à ce qu’on appelle, aujourd’hui, la République Démocratique du Congo. Avec les noms de quatre autres missionnaires presbytériens noirs : HP. Hawkins de Tuscaloosa College, Althea Brown, Lucy Gantt d’Université Fisk (qui deviendrait la femme du M. Sheppard), et Lillian Thomas, son nom furent soumis au comité exécutif de l’église presbytérienne des États-Unis. Les quatre autres noms furent retenus sauf le sien à cause de son âge. Face à cet obstacle, Maria ne fléchit point et prit d’autres mesures pour réaliser son rêve. Et grâce à l’intervention de M. Judge Limpsey, le comité accepta qu’elle puisse aller avec les autres si elle parvenait à trouver le moyen nécessaire. Elle vendit sa maison et grâce à l’aide d’autres femmes presbytériennes de la communauté de Talladega, elle trouva les montants restant pour pouvoir embarquer dans cette mission qui lui tenait au cœur.Le 26 mai 1894, à l’âge de 56 ans, elle partit en compagnie de William Henry Sheppard, missionnaire au Congo, pour la mission de Lwebo dans la province du Kasaï, RDC. Maria arriva au Congo, un pays déchiré par une guerre brutale entre des Berges et des Arabes (1892-1893). Cette guerre barbare aurait fait à peu près 10 millions des victimes sans compter ceux qui étaient amputés ou vendus. C’était au milieu de ce climat dangereux que celle qui sera appelée « Maman wa Mputu » — la mère qui vient de loin — était arrivée au Congo RD.
Dès son arrivée au Congo, Miss Fearing se mit à l’apprentissage de la langue Baluba-Lulua tout en aidant à l’enseignement de la catéchèse et l’école du dimanche. Et une année plus tard, elle s’est vue confier une responsabilité et commença à recevoir le salaire de l’église presbytérienne. Ensuite, elle demanda aux parents de laisser de jeunes filles passer la nuit dans la mission pour pouvoir les instruire. De bouche à l’oreille, la parole fut dispersée et elle se retrouva avec beaucoup de jeunes filles à enseigner. Puis, avec le temps, ce qui avait commencé avec une sollicitation pour garder des filles seulement pour la nuit se transforma à un centre pour les jeunes filles. De tous les voisinages, les orphelins et pauvres jeunes filles lui furent envoyés pour être éduqués. Elle les enseigna la catéchèse, le jardinage, la lecture, l’art culinaire, l’entretien de la maison, etc. Elle construisit à Lwebo, avec son salaire et des dons venant de sa patrie, le centre Pantops pour abriter ces jeunes filles. Elle irait même jusqu’à racheter d’autres jeunes filles destinées au marché d’esclavage.

Après 12 ans au Congo, Fearing retourna à Alabama pour une année avant d’y retourner encore pour 8 autres années. Elle enseigna pour 20 ans et aida dans les traductions de la Bible et d’autres documents religieux. Et à 1915, elle rentra définitivement en Alabama et continua à enseigner jusqu’en 1931. Mais en 1918, elle fut honorée par la communauté presbytérienne de Colhum pour ses années de service à l’évangile. Elle se retira à Sumter chez un neveu où elle passa ses dernières années dans la tranquillité. Le 23 mai 1937, elle triompha et s’endormit dans le Seigneur à l’âge de 99 ans.