Sunday, 28 February 2021

Les Noirs de la Côte-Nord : Les travailleurs essentiels

Depuis maintenant 12 mois, notre monde traverse le pire moment de sa plus récente histoire. Nos voyages, nos activités sociales de même que la réalisation de certains de nos rêves et aspirations ont été mis sur pause avec l’apparition de la maladie à coronavirus.

Ce virus sournois est subitement apparu dans nos vies et sa propagation a pris de l’ampleur avec le temps. D’une maladie endémique, il est passé rapidement à une pandémie mondiale. À ce jour, on compte plus de 2.5 millions de personnes à travers le monde qui sont décédées des suites de la COVID-19.  Le Canada, que certains auraient pu croire à l’abri, a été lui aussi frappé de plein fouet. Environ 22 000 citoyens canadiens, dont environ 10 000 Québécois, ont succombé à ce virulent virus.

Heureusement notre région, la Côte-Nord, demeure toujours relativement épargnée. Les efforts de nos concitoyens dans l’application des mesures sanitaires et la vigilance et le courage des travailleurs essentiels contribuent à notre succès. Nous avons vu plusieurs de nos amis, de nos collègues ou des membres de notre famille s’investir dans le combat pour l’éradication de cette maladie. Ces vaillantes personnes l’ont fait en connaissant les risques que cela impliquait pour leur propre santé. Elles l’ont fait et elles continuent de le faire pour assurer la santé et la sécurité des autres. Nous sommes debout aujourd’hui parce qu’elles n’ont pas fléchi. Si nous pouvons espérer un retour à une vie plus normale dans un avenir proche, c’est grâce à leurs sacrifices.

Les Noirs de la Côte-Nord: Victorine Bella Mbeng par Vicky

Victorine Bella Mbeng a quitté́ son pays natal le Gabon pour la première fois en 1990 pour rejoindre la France où elle a vécu 6 ans. Elle y fit une partie de ses études secondaires. C’était six années de découverte de la diversité, et elle en parle aujourd’hui encore avec beaucoup de joie. Elle se souvient que c’est en France qu’elle a commencé à s’intéresser aux différentes cultures et à l’histoire des personnes autour d’elle.
Elle retourna au Gabon en 1996 compléter son cursus et obtint son baccalauréat en 1999. Une fois de plus elle plia bagage cette fois-ci destination le Sénégal pour des études universitaires. Elle obtint une maîtrise en droit des affaires. À Dakar étudiante elle a commencé́ à travailler dans le service à la clientèle via la télé marketing, enduite comme assistante commerciale chez un promoteur immobilier avant d’intégrer une structure qui œuvre dans la microfinance en tant qu’auditrice.
Après plusieurs belles années à Dakar elle plie son bagage de nouveau pour le Canada, précisément au Québec. En décembre 2012 Bella atterrit à Montréal Trudeau pour commencer sa nouvelle vie la tête pleine de rêves...
Dans la ville de Québec, Bella commença à travailler chez Desjardins, ensuite, chez Target et fit la connaissance d’un Nord-Côtier pour lequel elle quitta la ville de Québec pour rejoindre la Côte-Nord à Havre-Saint-Pierre.
Elle est employée de la commission scolaire de la Moyenne-Côte-Nord et est heureuse de sa vie de nord-côtière. Son conjoint, la nature, la tranquillité, l’hospitalité, et la bonne qualité de vie à Havre-Saint-Pierre comblent Bella de bonheur malgré l’éloignement avec sa famille. Elle se sent très bien sur la Côte-Nord, car cette région d’adoption est aujourd’hui chez elle.
 

Saturday, 27 February 2021

Les Noirs de la Côte-Nord: Djaval Habel-Thurton par D. HT

Arrivé sur la Côte-Nord début 2019, Djavan Habel-Thurton ne croyait pas si rapidement adopter sa nouvelle région. 
Alors qu’il est né et a grandi à Montréal, Djavan est maintenant journaliste pour Radio-Canada au bureau de Sept-Îles, pour la télévision, la radio et le web. Son emploi, mais aussi sa volonté de connaître sa nouvelle région lui a cependant permis de rapidement découvrir d’autres recoins de la Côte-Nord. 
Le père de Djavan est originaire de Trinidad et Tobago, dans les Caraïbes et sa mère d’un petit village agricole dans le Centre-du-Québec. Deux cultures qu’il porte fièrement. 
Après avoir complété un baccalauréat en commerce à l’Université McGill, la passion de Djavan Habel-Thurton pour l’actualité, les enjeux de sociétés et la communication l’ont mené au D.E.S.S. en journalisme de l’Université de Montréal. Avant la pandémie, il a d’ailleurs offert des formations de débat à des élèves de l’École Secondaire Manikoutai. 
Durant ses études, Djavan a été très actif dans les concours de débat et d’art oratoire, où il s’est démarqué en remportant des compétitions au pays et à l’international. 
Après sa graduation, il s’est joint à la salle de rédaction de Radio-Canada à Montréal en tant que journaliste aux plateformes web. 
Djavan a ensuite décidé de prendre le chemin de la Côte-Nord, où une opportunité professionnelle s’est présentée, mais où il n’avait jamais mis les pieds. Les nombreuses rencontres que lui permet son emploi ont contribué à lui faire découvrir la Côte-Nord, la grande diversité des personnes qui occupe son territoire et les passions qui les animent. 
Rapidement le rythme de vie nord-côtier a énormément plu à Djavan. Grâce à de nombreux amis qu'il s'est faits dans la région, il a découvert le plaisir de la chasse et de la pêche, activités qu’il allie maintenant à sa passion pour la cuisine
Pour le Mois de l’histoire des Noirs Côte-Nord

Friday, 26 February 2021

Les Noirs de la Côte-Nord: Kerry-Ann Taylor

Les lieux de provenance des membres de la communauté noire de la Côte-Nord sont aussi divers que leurs parcours et leurs milieux d’engagement. Aujourd’hui, nous voudrions vous faire découvrir le parcours de Kerry-Ann Taylor. Kerry-Ann est Canadienne, mais d’origine jamaïcaine.
Sa famille a immigré au Canada quand elle avait encore douze ans. À son arrivée au Canada, elle avait constaté deux choses : que le Canada est, contrairement à la Jamaïque, très froid, et que la neige n’était pas aussi propre qu’elle apparait dans les cartes postales.
Ses parents étaient tous deux des enseignants de formation, mais à leur arrivée au Canada, ils ne pouvaient pas obtenir des postes dans des écoles canadiennes. Pour subvenir au besoin de la famille, son père a dû abandonner son rêve d’enseigner. Il a ensuite obtenu un emploi en tant que travailleur social. Sa mère, quant à elle, a continué de faire la suppléance jusqu’à ce qu’elle ait complété son dossier avant d’être employée à plein temps.
À douze ans, on n’a souvent pas la difficulté d’intégration. Voilà pourquoi, sans beaucoup de difficulté, Kerry-Ann s’est intégrée dans la vie sociale de son nouveau pays d’accueil. Elle deviendra en un rien de temps une vraie citoyenne de la T.O. Elle se rappelle encore, et en parle, avec enthousiasme, qu’elle adorait la diversité de sa nouvelle patrie. Dans une des lettres qu’elle a écrites à ses amies à la Jamaïque, elle leur parlait de ses camarades venant de tous les coins du monde.
Elle notait qu’elle avait des camarades somaliens, pakistanais, chinois, indiens, nigérians, etc. Sans le savoir, elle se préparait pour un avenir, comme on verra, parsemé du récit des voyages et d’engagements dans des milieux interculturels.
À la fin de ses études secondaires, elle s’est inscrite à l’université de Toronto pour un baccalauréat en science politique et en sociologie. Pendant qu’elle étudiait à l’Université de Toronto, Kerry-Ann travaillait aussi à la CIBC (Bank). À la fin de son baccalauréat, CIBC a supprimé les Services financiers le Choix du Président où elle travaillait.
Pour récompenser ses employés, CIBC leur a offert une bourse d’étude ou de formation. Sans perdre le temps, elle a choisi de faire un diplôme d’étude supérieure en journalisme. Admise pour les cours en journalisme, elle passera deux ans dans The Humber Institute of Technology and Advanced Learning. C’était au cours de ces études qu’elle fera sa première immersion à la langue française.
Le programme de l’immersion linguistique qui a duré six semaines a eu lieu à l’Université Laval. Et à la fin de son diplôme, Kerry-Ann était accepté pour faire son stage à la Banque Royale du Canada.

Les Noirs de la Côte-Nord: Mbegou Faye par M. MF

Aujourd'hui, on vous présente Mbégou Faye, un passionné par l'urbanisme et par les SIG.
Il est né et a grandi au Sénégal. En 2004, après avoir complété un diplôme universitaire en géographie, il a commencé sa carrière professionnelle en enseignant l’histoire et la géographie dans le moyen secondaire au Sénégal. 
En 2006, après deux années dans l’enseignement, il décida de quitter le Sénégal pour poursuivre ses études en France, où il a obtenu un Master recherche en géographie (spécialisation Mondialisation et développement) à l’Université Aix-Marseille 1 et un Master professionnel en urbanisme et aménagement du territoire à l’Institut d’urbanisme et d’aménagement régional d’Aix-en-Provence, Université Aix-Marseille 3.
Dès son arrivée en France, M. Faye, étant une personne curieuse, téméraire et aimant découvrir comment les immigrants s’intègrent dans leur pays d’accueil, a effectué des travaux de recherche qui touchent directement les personnes immigrantes dans ce pays. C’est ainsi qu’il a soutenu deux mémoires dans le cadre de ses masters recherche et professionnel, qui portent respectivement sur la place des commerçants ouest-africains dans les marchés de Marseille et leur rôle dans le développement de leurs pays d’origine en 2007 et sur un Programme d’intérêt général du gouvernement français pour le logement des ouvriers agricoles (en provenance du Maghreb principalement) dans les Bouches-du-Rhône en 2009.