Sunday, 9 October 2016

L’amour de ma vie s’est envolé vers le Seigneur

 Une oraison funèbre lu par ALI Nnaemeka, OMI, aux funérailles de Mme Theresa Mamah, le 9 Octobre, 2015.


 Engravé sur mon cœur est, et toujours restera, ce soir-là, que j’ai reçu la nouvelle de ton départ solennel et inattendu. C’était d’abord comme une blague ou une joke (comme on dit au Québec). Et puis, je le sentie comme un tonnerre, et comme un enfant, j’étais tellement confus que je ne savais plus quelle langue j’attendais. C’était seulement quand mon grand frère a pris le téléphone pour confirmer ma peur que j’ai su que c’était loin de blague. 
Hypnotisé, j’étais si déconcerté que je ne savais pas si je devrais rire ou crier fort. Je souhaitais, en réalité, d’être en plein milieu d’un rêve. Et tout d’un coup, je me suis rendu compte que l’amour de ma vie s’est vraiment envolé vers Le Monde où nous ne vieilliront jamais.
Maman, tu auras voulu que nous ne pleurions pas ton départ précoce, mais qui, a notre place, restera indifférent ? Qui supportera la perte d’une icône comme toi et rester non perturbé ? Qui sera désormais cette mère, cette mamie, nièce, sœur, amie, etc., exemplaire que tu étais ? Tu ne nous laisse sûrement pas seuls, mais tu seras toujours irremplaçable et aussi inoubliable.
Tu sais bien que le moment préféré de ma vie est mon temps des vacances, et ce n’était jamais seulement à cause des vacances mais parce que tu étais toujours là, avec ton sourire accueillant et plein d’amour. Tu n’étais jamais prise au dépourvu car tu étais toujours là pour accueillir chacun de nous avec nos plats préférés. Et toujours, avec ton regard expressif et plein d’amour, tu nous demandais si nous étions rassasiés ?
Maman, ta relation personnelle et impartiale avec chacun de nous, nous manquera à jamais. Tu ne le savais sûrement pas mais ta relation profonde avec chacun de nous faisait que chacun se sentais le bien-aimé. Impossible de savoir qui au fond venait avant qui dans ton cœur de maman. Une maman qui nous encourageait et nous réprimandait toujours avec amour.
Tes petits enfants étaient toujours plus à l'aise avec toi que leurs propres mères. Ils trouvaient toujours l’occasion pour rester avec toi.
Tu étais, pour tous ceux qui te connaissaient, une grande inspiration et pour les personnes en difficulté, une voix réconfortante. Maman, si ce n’était pas pour notre foi à la résurrection, nous notre monde saura été effondré.
Mais, même si je sais que tout n’est pas fini, je ne peux pas ignorer qu’il y a une chose qui ne sera jamais la même. Mon nom NNAEMEKA (Dieu a bien fait) qu’il n’y avait que toi qui savais comment le faire prendre chair, à chaque fois que tu le prononçais, va pour toujours perdre une telle sensation.
Ladode (Adieu), Maman Bene ! Tu es désormais notre ambassadrice !
ALI C. Nnaemeka, OMI

Ali C. Nnaemeka, omi (mekaalison@gmail.com) ''The truth might be hard to say, painful to bear or even drastic for the truth sayer but still needed to be said''. Alisonomi.

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