Friday, 2 January 2015

Innu nikamu : Ma première phrase innue

An Innu drummer

 The first expression I have learnt in innu (language) is Innu Nikamu, (Innu -people- sings). And coming from a culture where there are songs for every event, I am moved by the cultural similarity of the innu nation and the Igbo people of Nigeria. In these few words, I tried to pinpoint the fact that as Christians, there is need to make positive use of this cultural value of ours. Brief, I tried to underline the fact that through songs, we can easily meet Christ, the centre of our being.  

A scene of Innu native dance

 Quand on vient d`une culture comme la mienne où il y toujours des chants pour exprimer tout ce qu`on vit, (des chants pour célébrer la naissance d`un enfant, des chants pour montrer qu`on est heureux, des chants pour manifester son mécontentement, des chants pour pleurer un être cher, ainsi de suite) on ne peut qu`être ému par une autre culture semblable comme la culture des innus. Si vous me le permettez, je voudrais affirmer qu`un peuple heureux n`a pas besoin de le dire avant qu`on ne le sache. Le peu que je connais de ce peuple innu  me fait penser que je n`aurai pas besoin qu`un prophète me dise qu’ils sont heureux.
A scene of Igbo cultural dance
Pendant cette première semaine de mon expérience missionnaire, j’ai déjà aperçu que le chant est vraiment central dans la culture innue. Et vue le temps qu’on accorde aux chants dans des célébrations, je commence à comprendre ce que Véronique Audet souligne dans l’introduction de son livre Innu nikamu, Pouvoir des chants, identité et guérison chez les Innus, quand elle dit : « les musiques fascinent. Lieu d’émotion, elles sont objet d’admiration et source de rêves. Elles entrainent des âmes sensibles dans des voyages imaginaires où les frontières n’existent plus. […] Beaucoup plus que des objets d’arts et de divertissement, elles mettent en jeu des relations symboliques complexes qui sont les fondements même du cœur social ».
Courtesy of Reseau forum
Courtesy of Reseu Forum
Une belle expression mais qui ne manque pas de souligner l’effort à faire pour que ce soit plus chrétien. Le non-dit de ce point de vue est donc celui de savoir où on arrive à travers ce voyage imaginaire. C’est pourquoi le défi pour la culture innue comme la mienne est de pouvoir profiter de cette capacité qu’à la musique de nous relier à l’au-delà pour retrouver notre énergie vitale. Et l’énergie vitale la plus fiable pour un chrétien n’est autre que le Christ lui-même.
Voilà pourquoi, on a plus l’avantage comme innu d’être un peuple de prière ; un peuple de partage ; un peuple heureux et un peuple qui chante.  
 Ali C. Nnaemeka (mekaalison@gmail.com)

 ''The truth might be hard to say, painful to bear or even drastic for the truth sayer but still needed to be said''. ALISON.

No comments:

Post a Comment